| Donnerstag 24 September 2026 | 18:00 |
| Les Kapsber'girls | |
| Gabrielle Varbetian | Sopran |
| Albane Imbs | Theorbe, Barockgitarre |
D’une rive à l’autre, les mélodies tendres ou tragiques de ce programme intimiste dessinent un paysage où l’eau s’écoule, ruisselle et s’agite. Autant d’états dans lesquels les poètes, compositeurs et compositrices baroques font résonner les émotions humaines, multiples et contrastées.
« Ce ruisseau dont l’eau vive et pure grossit des pleurs que je répands », entend-on dans la musette À l’ombre d’un ormeau, tandis que le berger Tircis s’épanche sur sa chère Annette, assis « sur les bords du Loir », dans l’une des plus belles brunettes françaises du 18e siècle. Un siècle plus tôt, Étienne Moulinié situe sur les rives du Tage, fleuve ibérique aux eaux parfois belliqueuses, un drame sentimental. À Venise, Johann Hieronymus Kapsberger évoque les canaux de la Sérénissime dans une passacaille suggestive pour théorbe.
De Venise encore, Barbara Strozzi se distingue par une œuvre vocale virtuose, à l’image de l’aria Che si può fare. Une génération avant elle, Francesca Caccini portait déjà à la scène l’histoire de Ruggiero et de la magicienne Alcina : La liberazione di Ruggiero dall’isola d’Alcina, créée en 1625, est à la fois le premier opéra composé par une femme et la première mise en musique dramatique de ce sujet. Le concert s’ouvre sur le chant d’une sirène issu de cette œuvre, nous attirant vers son rivage, avant d’autres escales en Italie, en France et en Espagne, au fil de l’eau et de la voix.
Tarif D : 12 €

