| mardi 18 mai 2027 | 19:30 |
| mercredi 19 mai 2027 | 19:30 |
| vendredi 21 mai 2027 | 19:30 |
| dimanche 23 mai 2027 | 15:00 |
| mardi 25 mai 2027 | 19:30 |
| Saariaho, Kaija (1952-2023) | Only The Sound Remains | Livret de Noh theatre translated by Ezra Pound and Ernest Fenellosa |
| Grand Théâtre de Genève | ||
| Ernest Martínez Izquierdo | Direction | |
| Peter Sellars | Mise en scène | |
| Julie Mehretu | Décors | |
| Robby Duiveman | Costumes | |
| James F Ingalls | Lumières | |
| Ensemble Contrechamps | ||
| Chœur du Grand Théâtre de Genève | ||
| Christophe Lebreton | Son | |
| Nora Kimball-Mentzos | Danse | |
| Eija Kankaanranta | Kantele | |
| Philippe Jaroussky | Contre-ténor | Spirit, Angel |
| Davóne Tines | Baryton-basse | Priest, Fisherman |
Au milieu des ombres de la nuit, le vénérable Gyokei accomplit les rites pour honorer la mémoire de Tsunemasa, mort au combat. Rappelé des limbes, le spectre du jeune guerrier s’éveille à un monde familier. Le temps d’une heure suspendue, il se remémore les joies de sa vie à la cour, avant de caresser une dernière fois le luth que lui avait offert l’empereur (Toujours plus fort). — Heureux Hakuriō ! Dans un bosquet de pins, il découvre un manteau céleste, suspendu à une branche, et s’empare de ce trésor. Sans cet habit enchanté, la sylphide à qui il appartient ne peut plus s’envoler pour rejoindre l’éther. Afin de le récupérer, elle accepte d’offrir aux yeux mortels de l’humble pêcheur le ravissement d’une danse dont les rondes éveillent le souffle du printemps (Le Manteau de plumes).
Figure incontournable de la création contemporaine, la compositrice finlandaise Kaija Saariaho signe avec Only the Sound Remains (2016) un diptyque inspiré du théâtre nô japonais, d’après les pièces Tsunemasa et Hagoromo. Elle y met en musique la rencontre de l’humain et du surnaturel au fil d’une partition aérienne, jouant délicatement des timbres et des textures d’une formation instrumentale intimiste et du contraste saisissant des voix du contre-ténor Philippe Jaroussky, du baryton-basse Davóne Tines et d’un quatuor vocal, tous placés sous la direction d’Ernest Martínez Izquierdo. Dans un espace pictural imaginé par la plasticienne Julie Mehretu, Peter Sellars compose une mise en scène stylisée et méditative, faite d’ombres et de lumières, où l’émotion naît de la retenue et de la suggestion.
Tarifs: Dès CHF 20.-
Only The Sound Remains par Peter Sellars, nos comptes-rendus

