| jeudi 20 mai 2027 | 20:00 |
| Opéra de Dijon | |
| Christophe Rousset | Direction |
| Les Talens Lyriques | |
| Chœur de chambre de Namur | |
| Raphaëlle Blin | Dramaturgie |
| Thibaut Lenaerts | Chef de chœur |
| Mélissa Petit | Soprano |
| Ambroisine Bré | Mezzo-soprano |
| Petr Nekoranec | Ténor |
| Lysandre Chalon | Baryton-basse |
| Anka Postic | Danse |
Un best of des Indes galantes ? Vous en rêviez… et Rameau le savait: il a lui-même concocté cette version allégée en récitatifs, faisant la part belle aux airs, ensembles, chœurs et ballets. « Quatre grands concerts » qui n’en font qu’un!
Petit voyage spatio-temporel : en 1725, Louis XV reçoit officiellement la visite de chefs amérindiens – une ambassade organisée par la Compagnie des Indes. Dix ans plus tard, l’épisode inspire à Rameau son ballet héroïque. L’orientalisme de l’époque assume des Indes à la localisation un rien fluctuante, en témoignent les titres de ses trois parties: « Le Turc généreux », « Les Incas du Pérou » et « Les Fleurs, fête persane ». S’y ajoute bientôt l’entrée des « Sauvages », avec ses « Indiens » d’Amérique et sa célébrissime « Danse du grand calumet de la paix ». On doit la version réduite de cette dernière à Christophe Rousset, qui mène ce bal des Indes à la tête de l’orchestre des Talens Lyriques et du Chœur de chambre de Namur, avec un plateau de solistes rompus aux fantaisies audacieuses du grand Rameau.

