| dimanche 11 avril 2027 | 16:00 |
| Christophe Rousset | Direction | |
| Les Talens Lyriques | ||
| Chœur de chambre de Namur | ||
| Reinoud Van Mechelen | Ténor | Hippolyte |
| Marie Lys | Soprano | Aricie |
| Christian Immler | Baryton-basse | Thésée |
| Aphrodite Patoulidou | Soprano | Phèdre |
| Juliette Mey | Mezzo-soprano | Diane |
| Lysandre Chalon | Baryton-basse | Pluton |
| Jordan Mouaissia | Ténor | Mercure, Parque 2 |
| Philippe Estèphe | Baryton | Tisiphone |
| Neima Fischer | Soprano | La Grande-Prêtresse de Diane, Une bergère, Une matelote, Une chasseresse |
| Kieran White | Ténor | Parque 1 |
| Adrien Fournaison | Baryton | Parque 3 |
Tempête, fièvre amoureuse, vociférations des Parques : Hippolyte et Aricie, à sa création, suscita émoi et épouvante. Christophe Rousset et Les Talens lyriques célèbrent aujourd’hui des pages dont l’audace anticipe sur des siècles de musique à venir.
C’est à l’Académie Royale de Musique, le 1er octobre 1733, que retentit pour la première fois la tragédie d’Hippolyte et Aricie. Musicien réputé difficile et théoricien aride, Rameau livrait là une partition d’une richesse inédite, si foisonnante qu’elle déclencha aussitôt l’une des joutes esthétiques dont l’époque avait le secret. Le mot « baroque ! » fut jeté comme une insulte, et Campra déclara : « Il y a dans cet opéra assez de musique pour en faire dix ! ». Il y avait, de fait, de quoi s’émerveiller : à la profusion mélodique, Rameau ajoutait une audace harmonique sans précédent, au point d’épouvanter les musiciens qui refusèrent de jouer le fameux « Trio des Parques ». Claude Debussy, en composant l’« Hommage à Rameau » de ses Images, savait à quoi s’en tenir : plus qu’un jalon, Hippolyte et Aricie paraphe l’acte de renaissance du théâtre lyrique français.
Les concerts & spectacles seront disponibles en abonnement à partir du jeudi 9 avril à 12h.

