| lundi 10 mai 2027 | 20:00 |
| jeudi 13 mai 2027 | 20:00 |
| dimanche 16 mai 2027 | 16:00 |
| mercredi 19 mai 2027 | 20:00 |
| samedi 22 mai 2027 | 18:00 |
| mardi 25 mai 2027 | 20:00 |
| vendredi 28 mai 2027 | 20:00 |
| lundi 31 mai 2027 | 20:00 |
| jeudi 03 juin 2027 | 20:00 |
| Verdi, Giuseppe (1813-1901) | Otello | Livret de Arrigo Boito |
| Opéra de Lille | ||
| Dmitry Matvienko | Direction | |
| Árpád Schilling | Mise en scène | |
| Orchestre National de Lille | ||
| Chœur de l'Opéra de Lille | ||
| Miron Hakenbeck | Dramaturgie | |
| Virginie Déjos | Chef de chœur | |
| Owen Metsileng | Ténor | Otello |
| Elena Tsallagova | Soprano | Desdemona |
| Seth Carico | Baryton-basse | Iago |
Peut-on se sentir pleinement accepté lorsqu’on demeure, aux yeux des autres, un étranger ? Dans le drame de Shakespeare comme dans l’opéra de Verdi, la mission s’avère impossible : même pour un héros, les préjugés ont la vie dure. À mesure qu’Otello s’élève, il est perçu comme une menace — et sa chute n’en sera que plus vertigineuse.
Le « Maure de Venise » a pourtant tout conquis : les honneurs militaires et le coeur de Desdémone. Auréolé de succès, il arrive à Chypre pour y assurer l’autorité de la Cité des Doges. Mais l’ascension du général africain nourrit le mépris raciste de Iago. Frustré par sa position de subalterne, le lieutenant se venge d’Otello en ciblant son talon d’Achille : l’amour absolu qu’il porte à son épouse. Quand Iago jette le doute sur la fidélité de Desdémone, un cynique engrenage se met en marche. Peu à peu, l’homme admiré devient le prisonnier d’une jalousie qu’il ne parvient plus à maîtriser.
Avec Aïda et Falstaff, Otello est considéré comme le sommet de l’opéra italien. Verdi y déploie une véritable dramaturgie musicale : sous les paroles chantées, l’orchestre fait entendre les tourments intérieurs et les forces contradictoires qui consument les protagonistes. La musique expose ainsi la victoire des faiblesses humaines — le désir de posséder, la peur de perdre, le besoin de dominer.
Dans ses spectacles, le Hongrois Árpád Schilling interroge depuis deux décennies les bouleversements sociaux de notre époque, notamment les dynamiques de radicalisation en Europe. À l’opéra, il met au jour les tensions contemporaines à l’œuvre dans les grandes pièces du répertoire et questionne la menace existentielle que font peser les structures de pouvoir violentes ainsi que l’exclusion sociale. Il raconte Otello comme la tragédie d’un amour brisé par la discrimination. Le regard stigmatisant porté sur celui que l’on perçoit comme un étranger déploie une violence telle que l’homme finit par devenir le monstre que la communauté projette sur lui.
Tarif A : 77€ | 56€ | 36€ | 14€ | 6€

